CONFÉRENCE TOURRETTES (VAR) 11 JANVIER 2017

Michel BOURGEOISActualités, Events, News0 Commentaire


Michel Bourgeois, Callianais d’adoption,

Avocat au Barreau de Grasse, Conseil de permanence auprès de la Cour pénale internationale et du Tribunal spécial pour le Liban, Président élu du Comité de la Défense de l’Association du Barreau de la Cour pénale internationale, a présenté pendant plus de deux heures le 11 janvier dernier à TOURETTES, salle des Romarins, les grandes lignes du programme politique qu’il entend défendre lors de l’élection présidentielle de 2017, car Michel Bourgeois est candidat déclaré à cette élection depuis le 1er juillet 2015.

Classé par certains médias parmi les « inclassables »,

Michel Bourgeois explique que les notions marketing de « Droite » et de « Gauche » ne relèvent que de « l’amuse-gogos » et qu’il ne revendique que son appartenance à la « Société civile » qu’il définit ainsi : « Groupe majoritaire dans le pays, composé d’individus ne vivant pas directement ou indirectement d’une activité politique ET qui, entreprenant, ont toujours agi dans un cadre où à toute faute personnelle correspond immédiatement une sanction personnelle » ; il précise encore que c’est à la lumière de cette définition que doivent être identifiés celles et ceux « se faisant passer pour… ».

La décision qu’il a prise n’est pas le fruit d’un caprice, mais une décision mûrement réfléchie comme son métier lui a appris à en prendre, avec en toile de fond cette double question : « Pour qui irai-je voter en 2017 ? Doit-on prendre le risque, faute d’une véritable révolution dans les urnes, non inspirée par la frustration, de voir cette révolution se dérouler dans la rue, avant d’être récupérée par telle ou tel acteur du « Système » ? ».

Analyse méthodique des difficultés nationales et internationales

auxquelles notre pays est confronté, vision juridique au service d’une analyse stratégique axée sur les solutions à y apporter : « Chacun est apte à faire lui-même le constat des dysfonctionnements liés à un pouvoir politicien à bout de souffle ». Chaque question relevant d’un « domaine », conduisant nécessairement au domaine voisin, nécessité de les aborder dans leur globalité pour renforcer la cohérence de l’ensemble, avant de dégager une ou plusieurs lignes directrices compatibles entre elles. « Les Françaises et les Français qui en ont assez de l’opacité, ont droit s’agissant d’un projet sur le long terme, d’avoir une visibilité parfaite sur ce qui leur est proposé… ».

Il entend à cet égard présenter avant le premier tour de l’élection présidentielle de 2017, une équipe restreinte dotée d’un projet à trente ans pour la France, d’un programme et d’un calendrier précis de réformes. La première mesure prise par cette équipe ? « La mise en œuvre dès le lendemain de l’élection d’un référendum sur le fondement de l’article 11 de la Constitution, portant notamment sur la création d’un référendum d’initiative citoyenne détaché de tout soutien parlementaire, la comptabilisation des bulletins blancs en suffrages exprimés et l’instillation d’une dose de proportionnelle significative… » entre autres mesures (prestation de serment des élus et gouvernants, non-cumul des mandats politiques, mais aussi « parapubliques » « pour mettre un terme au bal des vice-présidents de tels ou tels organismes ».

Désignation du capitaine de cette équipe ?

« Dès lors que les membres de cette équipe partageront nécessairement les mêmes valeurs « essentielles » et les mêmes qualités humaines, je suis favorable à ce que la désignation du capitaine de cette équipe se fasse par cooptation ou pourquoi pas, par tirage au sort, pour rompre avec la tradition de l’orgueil et de la vanité… ».

« Liberté, égalité, fraternité ». Question de la valeur d’une liberté sous surveillance électronique, d’une liberté souffrant d’un voyeurisme d’État jamais assouvi, un État ayant oublié qu’il était au service du peuple de France et non l’inverse, sens du principe d’égalité lorsque dans nos villes, des familles tentent de survivre sous le seuil de pauvreté, « tandis que dans des palais parisiens évoquant l’Ancien régime, leur misère ne présente guère plus qu’un intérêt statistique », signification du mot de « fraternité » lorsque la division reposant sur la haine de l’autre ou le simple égoïsme constituent le dernier pilier d’un système politique moribond, un instrument de conservation ou de conquête du pouvoir.

Démagogie ? « Non, tout simplement colère : l’injustice sous toutes ses formes doit être l’objet de tous les combats… ». Nécessité « de changer de logiciel » pour avoir compris qu’un cycle venait de s’achever, remplacé par un nouveau cycle, requérant de revenir à des principes simples, ceux affirmés par les Lumières : « Réinventer la France ». Comprendre que les emplois à vie n’ont pas vocation à perdurer, que rêver d’être bénéficiaire d’un contrat de travail à durée indéterminé n’est qu’un leurre : « Comment des parents responsables peuvent-ils conditionner leurs enfants à devenir les subordonnés de qui que ce soit ? ».

Lorsqu’on lui demande quelles seraient les trois valeurs qu’il retiendrait

– s’il n’avait pas d’autre choix -, pour asseoir son action, sa réponse est la suivante :

L’HUMANISME,

reposant sur ce mouvement d’idées dont l’apogée se situe en Europe au XVIème siècle, plaçant au-dessus de toutes les valeurs la personne humaine et la dignité de l’individu, valeur sans laquelle il ne peut y avoir de justice, valeur justifiant que l’être vulnérable bénéficie d’une attention toute particulière de la part de la Nation, valeur imposant de placer la CULTURE et la PROTECTION DE L’ENFANCE au cœur de tout projet politique, valeur justifiant l’introduction dans la Constitution de la notion d’URGENCE SOCIALE.

L’ÉTHIQUE,

excluant tout conflit d’intérêt, imposant la sanctuarisation des fonds publics, c’est à dire que tout euro dépensé par l’Etat, collecté grâce au travail des citoyens, doit être un euro justifié comptablement et un euro utile à la Collectivité.

LA RESPONSABILITÉ,

cet état distinguant l’individu capable de celui « ‘incapable », faisant de lui le maître de sa vie, qualité inhérente à celle d’Homme, mais une responsabilité vue comme un facteur d’épanouissement et non plus comme un support à sanctions.

Il explique encore que L’ÉQUILIBRE occupe une place centrale dans son projet pour la France : équilibre entre droits et devoirs, entre une démocratie représentative épuisée et épuisante et une démocratie participative non encore expérimentée, entre secteur public et secteur privé, entre l’Homme et la NATURE, entre l’assouvissement immédiat des besoins et le DÉVELOPPEMENT DURABLE… La liste est infinie.

Vision nationale, européenne et internationale.

Faire du terrorisme un crime majeur relevant de la compétence de la Cour pénale internationale : « La lutte contre le terrorisme ne sera efficace qu’à la condition qu’elle soit également tournée contre ses commanditaires et ceux qui le financent », privilégier la création de zones démilitarisées, à l’accueil de réfugiés dans l’espace européen.

Tant de thèmes encore à aborder à l’issue de la conférence de celui qui se qualifie au même titre que ses pairs et des élus locaux, de « grand prêtre des dysfonctionnements », au contact de celles et ceux faisant selon certains, partie de « La France d’en-bas », celle de ses propres origines ouvrières, mais aussi de celle du « sous-sol », celle des commissions de discipline des maisons d’arrêt ou des centres de détention qu’il fréquente encore régulièrement.

Que signifie pour lui « être Français » ? « Ressentir un sentiment particulier de bien-être lorsque, après plusieurs kilomètres parcourus sur des routes de campagne, on aperçoit au loin un clocher, en devinant sa place et ses petits commerces, et il n’y a rien de religieux dans tout cela : simple sentiment touchant aux racines… ».

Quelle France pour demain ?

« Une France horizontale au sein d’une Union européenne qui le sera tout autant, dont la seule verticalité sera celle des valeurs, une France forte de ses petites communes et des gens qui les peuplent, la démocratie ayant tout autant de valeur au café du petit bourg, que dans les salles de conférence des communes urbaines… ».

Une conclusion ?

« La responsabilité qui a été donnée aux élus par la République, de permettre à tel ou tel citoyen de s’exprimer devant la Nation — car le mécanisme des 500 signatures n’est rien d’autre que cela — les rend également responsables de la pauvreté du choix électoral proposé à leurs électeurs par les partis politiques au pouvoir depuis plusieurs décennies.

« Élus, redonnez du sens au combat que vous menez vainement depuis trop longtemps en amenant certains d’entre vous à rejoindre l’équipe qui sera présentée à nos compatriotes avant l’élection présidentielle, pour proposer un aménagement cohérent, équilibré et juste de notre territoire ». ».

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Suivre Michel Bourgeois ou prendre connaissance de son programme et des articles de fond qui le soutiennent sur : michelbourgeois.fr.
Ouvrages également sur le site « michelbourgeoisavocat.com ».

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