SE RÉSIGNER N’EST PAS RÉSISTER . « JE FAIS, DONC JE SUIS… »

Michel BOURGEOISActualités, News, VALEURS RÉPUBLICAINES et INSTITUTIONS0 Commentaire

MIGRANTS : OÙ IL FAUT METTRE DES MOTS SUR SA COLÈRE

Le débat insipide qui s’est déroulé hier soir et que TF 1 a mis en scène au profit de 5 candidats seulement sur 11 qualifiés pour le premier tour de l’élection présidentielle d’avril prochain, a immédiatement évoqué dans mon esprit la Guerre de Troie, sans que j’en comprenne immédiatement la raison.

Les cinq protagonistes n’avaient en effet rien de guerriers grecs,

le plus jeune d’entre eux pour adopter une posture plutôt juvénile ne pouvant sérieusement être gratifié du nom d’ « éphèbe », ni le plus ancien évoquer la sagesse du vieux soldat pour qui l’expérience aurait apaisé les tempêtes de l’esprit.

Dans cette mascarade, abomination démocratique

ayant malgré tout reçu la bénédiction du Conseil Constitutionnel, du Conseil d’État et du Conseil supérieur de l’audiovisuel, quel élément pouvait donc bien figurer le cheval de Troie ? Une réponse finalement évidente : le renoncement.

Le renoncement de celles et de ceux qui considèrent déjà que les jeux électifs seraient faits, et qui vont jusqu’à clamer non sans fierté que l’abstention serait une arme politique et le vote blanc non comptabilisé en suffrage exprimé, une manière de résister, ce renoncement, symbole même de la non-action, offrant par manque d’intérêt ou paresse les clefs de la Cité comme le firent jadis les bourgeois de Calais, à celles et ceux à qui elles et ils demandent pourtant de quitter la scène politique.

« À combattre sans risque, on triomphe sans gloire » :

ne nous étonnons pas que depuis de trop longues années nos dirigeants soient aussi peu glorieux que leurs résultats au service de la France .

Débats insipides et partant, inquiétants.

« Si je devais partir à la guerre, lequel d’entre eux suivrais-je sans hésiter ? ». Non-réponse. Jamais ne me suis-je autant trouvé sensible à la paix… Phrases reprises, tant de fois entendues, recettes ayant démontré leurs limites, manque total d’imagination de la part de femmes et d’hommes n’ayant jamais entrepris que l’escalade du Mont Pouvoir, n’ayant jamais vécu que de fonds publics, parlant des entrepreneurs et de la pauvreté à la manière d’ethnologues suffisants.

Paroles, paroles, paroles polluées par les doubles sujets : « La France, elle… ». Pourriez-vous à tout le moins respecter la langue française !?

Sorte de Monopoly de la vie politique française : mêmes cartes, mêmes dés, mêmes costumes chez interviewers et interviewés, phrases creuses, sans âme, sans curiosité, sans génie, sans enthousiasme ; en deux mots, sans amour, ni empathie.

Résister et ne pas accepter de rendre pour cinq années le pouvoir à un parti socialiste ayant déménagé avec armes et bagages dans un bâtiment plus à droite, à quelques pâtés de maisons de là, un parti abandonnant progressivement entre les murs désertés de son ancien gîte quelques cartons et dissidents frappés de mollesse, le refuser à ses prédécesseurs et leurs héritiers à tous, si peu spirituels.

Les clefs de la réinvention de la France

se trouvent au cœur de la Société civile, là où vivent et œuvrent les véritables élites de la Nation, celles qui ont déjà expérimenté des modèles transposables loin de tout tapage médiatique, les véritables artisans du mieux-vivre ensemble, les non-dogmatiques cotisants. « Je fais, donc je suis ».

Le premier tour de l’élection présidentielle se profile et c’est lors de ce premier tour que devra s’organiser la résistance : cette résistance ne peut être conçue qu’au travers d’un vote effectif, fût-il agrémenté du port d’un vêtement blanc pour montrer que le peuple de France a parfaitement compris que rien de ce qui a entouré parrainages et droit d’expression, n’est admissible dans une démocratie digne de ce nom.

Le jour se lèvera ensuite sur le second tour.

810 élus ont parrainé Jean LASSALLE

(708 validés + 102 invalidés), le plaçant ainsi en quatrième position sur les 11 candidats qualifiés : il est grand temps que la France privilégie l’humanisme et le bon-sens au tapage médiatique et plus largement au « bling-bling », aux castes et confréries.

Le temps est venu de porter un berger à l’Élysée.
Faites-le savoir !

 

Michel Bourgeois

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