Élaboration d’outils pour le développement tenant compte :
-des nouvelles formes d’expression de l’économie
-des nouvelles technologies
-des entreprises
-de nouveaux modes collaboratifs dans le domaine du travail

Confiance – rappel de principes simples
contrat de travail

Prendre la décision d’investir, de souscrire un emprunt pour le faire, ou d’engager un ou plusieurs collaborateurs impose de procéder à ce qu’on appelle une analyse stratégique, reposant sur la question suivante :

«Qu’est-ce qui peut m’empêcher d’atteindre l’objectif que je fixe à mon entreprise ? ».

L’entrepreneur établit la liste de tous les freins pouvant l’entraver dans sa démarche, avant de les classer par ordre d’importance, ou selon qu’il dispose ou non d’un levier sur eux. Les règles fiscales ou sociales font partie de ces freins sur lesquels l’acteur ne peut agir, il considère donc qu’il devra « faire avec » et élabore son plan d’action en fonction d’eux : la difficulté française est qu’il n’est pas possible de procéder à une analyse stratégique digne de ce nom, l’État ayant pris cette fâcheuse habitude de modifier les règles en cours de route.

L’absence de visibilité à trois ou cinq ans constitue pour nos entreprises et en particulier les viviers d’emplois que sont les TPE (cela vaut naturellement également pour toutes les autres), un frein à l’investissement et donc à l’embauche. L’une des premières mesures qui seront prises, sera d’intégrer dans la loi de finances des dispositions permettant à tous ceux qui entreprennent d’avoir une visibilité fiscale et sociale à 3 ans, condition indispensable les concernant à cette prise de risques constituant le cœur de leur métier d’entrepreneur.

Le travail indépendant sera demain la règle,

la robotisation touchant dès à présent tous les corps de métiers (médecine y compris), qui créera de nouveaux besoins, lesquels ouvriront sur de nouvelles compétences, vraisemblablement dans le domaine « humain ». Il faut donc faire plus que nous y préparer. À cet égard, la question de la réforme du code du travail apparaît totalement surréaliste : il faudra faire œuvre de pédagogie, apprendre à ceux qui, demain, chercheront leur premier emploi, comment fonctionne une entreprise, ce que signifie la notion de « valeur ajoutée » qu’une personne non qualifiée ne peut apporter à un entrepreneur qui va la former pour cela, et leur donner envie de créer la leur : nous en revenons là à la notion de confiance.

L’entreprise ne doit plus être considérée comme une arène

dans laquelle un acteur devrait irrémédiablement tuer l’autre et ou le terme de « partenaire social » signifierait « ennemi à abattre », mais il est vrai que parler avec bon sens de l’entreprise requiert qu’on y ait un jour travaillé.

Apprendre pour créer à son tour devrait constituer le cursus normal d’un jeune professionnel le réflexe normal d’un jeune actif. La gestion de la formation devra être reprise en mains par l’État au regard des enjeux qu’elle constitue : des « pôles terrain » seront constitués pour que les formations soient orientées d’une manière telle qu’elles soient en lien avec les besoins effectifs des entreprises locales, dans le cadre de plateformes tout aussi locales regroupant tous les acteurs touchant à l’emploi.

Des expérimentations ont été faites à cet égard en France, donnant des résultats tout à fait intéressants et prometteurs (Vitré).

L’accès au crédit et les mauvaises habitudes bancaires privilégiant la spéculation

à l’aide à l’investissement, sont en réalité au cœur de cette fausse problématique : l’accès au crédit, conditionnant l’accès au logement, devra être « revu et corrigé », l’arbre ne devant pas cacher la forêt. Il faudra là encore « parler vrai » et nous nous y emploierons.

Michel Bourgeois