CONTRÔLE DES COMPTES
RECETTES – BUDGET
GOUVERNANCE EUROPÉENNE

Remboursement de la dette

La France vit à crédit depuis de trop longues années, au travers d’un mécanisme totalement inacceptable, l’État créant en fonction de ses besoins – toujours plus importants pour faire face à ses seuls frais de fonctionnement – des « bons » qu’il propose aux enchères à un groupe d’intermédiaires, lesquels intermédiaires les céderont à leur tour etc…

A l’heure où des opérateurs financiers sont encore épinglés pour avoir financé l’évasion de fonds vers ce que l’on appelle des « paradis fiscaux », où tous les détendeurs de ces comptes n’ont pas été identifiés, sans doute est-il temps de prendre le temps de « mettre les choses à plat » pour déterminer qui sont en finalité, ces créanciers à qui sont versés bon an, mal an des intérêts équivalant au budget de l’Éducation nationale et quelle est la validité des engagements souscrits.

La seule réponse qui soit apportée par la plupart des économistes à cette question est la suivante : « Si vous suspendez le paiement des intérêts et le remboursement de « la dette », la cote de confiance de la France chutera et elle ne pourra plus … emprunter chaque mois pour payer ses fonctionnaires ».

Deux solutions s’offrent à nous :

soit continuer à emprunter sans mesure (pour ne pas même investir), les « déficits moins lourds que prévus » constituant toujours des pertes à financer à crédit, soit décider de revenir à des principes de saine gestion, consistant notamment à :

« rendre lisible » le dossier de la dette publique, ce qui prendra le temps qu’il faudra, pour poser les bases de sa renégociation éventuelle selon ce que les enquêtes révèleront,
– à privilégier les emprunts destinés à financer des investissements, à ceux réservés à la couverture de dépenses publiques de fonctionnement,
– entrer en guerre immédiate contre le gaspillage public et donner à cet égard davantage de pouvoirs à la Cour des comptes.

La discussion est actuellement ouverte sur cette question essentielle, sinon que la seconde option est davantage conforme aux exigences de rigueur posée – à l’initiative de la France – par l’Union européenne et à celles de tout bon gestionnaire.

Michel Bourgeois

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